J.-F.-J. Courtois

Résumé

J.-F.-J. Courtois Premier chant de la Buonapartide… (1816)

Et le sien fut toujours d'intriguer et de nuire, D'abattre, d'élever, de créer pour détruire, De sécher dans ses mains l'olivier de la paix , Et de s'alimenter des fruits de ses forfaits.
Jamais le sang français n'a coulé dans ses veines.
C'est pour les reforger qu'il vint briser nos chaînes.
Il caresse le peuple, et pour mieux l'asservir, Par de fausses vertus tâche de l'éblouir; Pour le rendre plutôt à ses désirs propice, Affectant envers tous la bonté, la justice, Il fait distribuer des armures d'honneur Aux guerriers distingués par leur noble valeur : Moreau seul est exempt.
Source : Gallica

J.-F.-J. Courtois Premier chant de la Buonapartide… (1816)

Heureux et jouissant de l'estime publique, Laissons en paix Moreau sous un ciel étranger, Méditer les moyens de pouvoir nous venger; Le tyran qui s'apprête à régner sur la France, Tourmenté du désir d'accroître sa puissance, Buonaparte commet le plus grand des forfaits, Présage des malheurs qu'il réserve aux Français.; Pour envahir le trône il croit tout légitime , Et pour y parvenir prélude par un crime.
Source : Gallica

J.-F.-J. Courtois Premier chant de la Buonapartide… (1816)

Moreau, plein de talens et de rares vertus , Ce modeste vainqueur estimé des vaincus, Qui du sang des Français avare en ses retraites , Était triomphateur même dans ses défaites , Et, cédant le terrain, défit plus d'ennemis Que son vil oppresseur ne recrutait d'amis.
A Moreau qui venait d'affermir sa puissance , Bien loin de témoigner de la reconnaissance , Pour l' avoir secondé dans le même moment Qui le vit proclamer chef du gouvernement, Buonaparte est ingrat ; il connaît l'influence De l'homme qu'avec lui l'on peut mettre en balance
Source : Gallica

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