Résumé

Réflexions d'un soldat à ses camarades sur la chute de Buonaparte… (1814)

Le héros fuit encore et revient dans sa capilale; il veut tenter la fortune, il demande des hommes, de l'argent, il rassemble les députés de la nation ; il devrait supplier, il ordonne; il devrait écouter, il impose silence; il entend le langage de la vérité, et traite de factieux ceux qui, n'écoutant que leur devoir, font briller à ses yeux le flambeau de celte vérité qu'il ne connut jamais ; il adresse à ces hommes courageux un discours dont les expressions basses et triviales annoncent que le masque du soi-disant héros le gêne, et qu'il va tomber.
Source : Gallica

Réflexions d'un soldat à ses camarades sur la chute de Buonaparte… (1814)

Il entend les cris de ses soldats, leur désespoir, il les voit périr ou sous le fer de l'ennemi ou dans les eaux de l'Elbe ; il est sauvé, rien ne l'émeut ; peu lui importe, ce sont ses sujets, ils sont trop heureux de mourir pour lui !... L'on accuse un caporal de ce crime. Oui, c'était un caporal; et lorsque les bulletins firent mention de cet attentat de lèze-bumanité, l'auteur de ce crime fut bien désigné. Monstre abominable, et tu respires encore ! O justice éternelle, vous n'existez donc plus ! il fuit comme un lâche, le héros!
Source : Gallica

Réflexions d'un soldat à ses camarades sur la chute de Buonaparte… (1814)

Français, ce sont les seuls présens, les seuls bienfaits que vous pouviez attendre du Grand Napoléon, de votre auguste empereur!
Les devoirs d'époux, de père, si doux à remplir pour un homme , ne sont rien pour lui, il lui faut encore des soldats et de l'argent; il fait retentir le mot d'honneur aux oreilles d'un peuple qui en fut toujours l'esclave, même lorsqu'il est prononcé par un monstre, et les restes de cette immense population qui respire encore sur ce sol jadis si fortuné , s'ébranle et marche pour assouvir la féroce ambition du Corse Buonaparte.
Source : Gallica

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