Résumé

Gonnet Entrée du roi à Paris, suivie d'anecdotes et réflexions sur Buonaparte… (1814)

Tu as le coeur sensible et bon, tu es toujours Français ; facile à émouvoir, un spectacle touchant t'enivre, te suffoque et te fait pleurer; hé bien ! tu aurais pleuré avec moi, cher Philidor , en voyant le Roi de France , l'image de Louis XVI, dans une voiture toute simple qu'on nomme calèche, ayant à sa gauche la digne fille d'Antoinette, regardant tous les Français qui formaient la double haie de Saint-Quen à Notre-Dame III a traversé Paris au très petit pas , traîné par huit chevaux blancs, beaux comme ceux du consul.
Source : Gallica

Gonnet Entrée du roi à Paris, suivie d'anecdotes et réflexions sur Buonaparte… (1814)

O si elles aiment les autres, elles adorent bien certainement celui qui forma un prince fait pour gouverner les Français , qui fut si sensiblement regretté, et dont la perte inattendue semblait présager de grands malheurs! La France, attaquée à cette époque, s'inclinait déjà, et elle s'inclina de plus en plus dans les temps qui suivirent. Elle n'était qu'à demi penchée quand tout à coup elle tomba avec un fracas épouvantable : la foudre grondant sans cesse , le temps était noir et nébuleux,; la nature en deuil, comme honteuse de sa défaite, se calmait par moment
Source : Gallica

Gonnet Entrée du roi à Paris, suivie d'anecdotes et réflexions sur Buonaparte… (1814)

Tels étaient, mon cher Philidor, les hommes, qui les premiers ont monté à la guillotine. D'autres ont succédé ; mais tels sont les affreux effets du déchaînement des passions et d'un état, sans lois ou sans autorité, qui tienne la main à leur exécution. La justice veut de la douceur, mais la justice veut aussi de la fermeté. L'un et l'autre s'allient fort bien ensemble dans le coeur du souverain qui, à de bonnes vues réunissant des lumières, a la force de se faire obéir.
Source : Gallica

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