Résumé

Antoine Caillot N'en parlons plus et parlons-en toujours… (1814-1815)

Oh ! comme son coeur tressaille , lorsqu'il entrevoit le trône qui l'attend. Ah ! parlons-en toujours.
C'en est fait : le 3o mars a vu la chute du colosse qui fatiguoit la terre de son poids ; il s'élève dans la capitale un cri de joie qui se prolonge jusqu'aux extrémités de l'empire français. Le nom de Louis et des Bourbons a retenti dans toute l'Europe. L'étendard des lis brille à tous les regards et porte la joie dans tous les coeurs. Les Français retrouvent leur roi, le roi retrouve ses Français.
Source : Gallica

Antoine Caillot N'en parlons plus et parlons-en toujours… (1814-1815)

La famille auguste et révérée qui, depuis huit cents ans occupoit le plus beau trône de l'univers, et sous laquelle le peuple Français coula si long-temps des jours heureux, est tout à coup proscrite , et forcée de chercher un asile chez les nations étrangères. Son chef, digne héritier du sceptre de saint Louis et de Henri IV , porte sa tète sacrée sur un échafaud : une reine , le modèle de la grâce et de la bonté ; une princesse , exemple de la plus héroïque vertu , partagent ses opprobres , ses souffrances et son supplice
Source : Gallica

Antoine Caillot N'en parlons plus et parlons-en toujours… (1814-1815)

La même république qui étoit accouchée de trois consuls, accoucha en mourant d'un empereur. Cette nouvelle progéniture étoit un géant armé de pied en cap ; il avoit les yeux étincelans , la bouche béante , les mains crochues. Dès l'instant de sa naissance , il jeta un regard terrible sur l'Europe, se mit à dévorer les rois , les nations , et de ses longs bras voulut embrasser l'univers , sans se souvenir du proverbe , qui trop embrasse , mal étreint.
Source : Gallica

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