Résumé

Joseph Chantrel La déconfiture des jésuites : tragi-comédie (1844)

Je crois cependant pouvoir dire sans indiscrétion que je ne suis ni évêque, ni prêtre , ni jésuite, ni moine, ni père de famille, ni maître d'étude, et encore moins ministre de l'instruction publique ou des cultes. Je suis tout simplement un citoyen français, qui supplie à deux genoux son lecteur de ne pas le prendre pour un de ces ennemis de l'Université, dont les cris assourdissants nous étourdissent les oreilles depuis plus de six mois. Eh! mon Dieu, je connais la Charte : elle est immuable, et si elle a promis la liberté d'enseignement , on doit savoir qu'elle la promettra toujours.
Source : Gallica

Joseph Chantrel La déconfiture des jésuites : tragi-comédie (1844)

A tous les citoyens la charte-vérité Pour leurs cultes promet égale liberté.
Si l'Université, strictement catholique, Ecarte de son sein tout savant hérétique, Le Juif, le Protestant ont droit de réclamer, On viole leurs droits ; et si, pour les calmer, Au Juif, au Protestant, au Déiste, à l'Athée, A celui qui s'adore avec le dieu Panthée, Dans l'Université vous accordez des droits, C'est à nous de nous plaindre et d'élever la voix, Car l'enfant tiraillé par des cultes contraires Ne peut que s'écarter de la foi de ses pères.
Source : Gallica

Joseph Chantrel La déconfiture des jésuites : tragi-comédie (1844)

MONOPOLE.
Sa Grandeur peut parler : nous cherchons la lumière; Qu'elle emploie avec nous une franchise entière.
L'ÉVÊQUE.
Vous savez que pour nous, ministres du Très-Haut, L'innocence et la foi sont un sacré dépôt Dont nous aurons à rendre un compte redoutable.
La science, à nos yeux, n'est qu'un don détestable Lorsque ces deux vertus ne l'accompagnent pas ; Nous voyons tous les jours les tristes résultats D'une éducation que la vertu renie.
L'innocence du cœur vaut mieux que le génie.
Or, voyons-nous fleurir dans l'université L'innocence et la foi? Non.
Source : Gallica

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