Résumé

Raymond Théodore Troplong Du pouvoir de l'État sur l'enseignement d'après l'ancien droit public français (1844)

C'est donc au législateur à ordonner un plan d'éducation et à le faire exécuter. Le souverain seul a les moyens en main pour former, par des récompenses, des instructeurs habiles, qui manquent aussi longtemps que le public ne se charge pas de les entretenir. Il a, seul encore, la volonté déterminée de faire élever la jeunesse suivant le meilleur plan et de la manière la plus analogue à la constitution de l'État; car'il a le plus grand intérêt de former des citoyens utiles, et une tendresse aveugle n'offusque pas ses vues à l'égard des moyens requis pour obtenir son but.
Source : Gallica

Raymond Théodore Troplong Du pouvoir de l'État sur l'enseignement d'après l'ancien droit public français (1844)

Je cite ces faits sans accuser l'organisation de l'enseignement en elle-même, et les impulsions qu'elle recevait de chefs pieux et attentifs ; je crois même que la société aurait été bien plus mauvaise si la religion, placée à tous les degrés de son développement moral, n'eût pas été chargée de la gouverner presque exclusivement. Mais puissent ces exemples prouver à tous que là où il y a des hommes, il y a toujours des passions inquiètes et des faiblesses coupables, et que nulle institution humaine n'a le privilège de l'infaillibilité !
Source : Gallica

Raymond Théodore Troplong Du pouvoir de l'État sur l'enseignement d'après l'ancien droit public français (1844)

Le gouvernement comprenait à merveille que le clergé, cette portion si respectable et si utile de la nation, cette puissance douée d'un si grand ascendant sur les directions et les destinées de la vie sociale, ne devait pas se former dans des régions trop solitaires, trop séparées de ce monde, qu'il faut apprendre à connaître pour savoir le bien diriger. Il voulait que les dernières épreuves de son éducation le rattachassent à ces universités dans lesquelles la France reflétait son esprit, et où chaque siècle avait laissé l'empreinte de ses idées et de ses moeurs.
Source : Gallica

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