Louis-Frédéric Choisy , Revue des Deux Mondes
“ Vous êtes fervente, vous êtes religieuse, vous avez une patrie autre encore que Genève ; et cette patrie n’est pas la mienne. Et c’est une patrie vers laquelle on s’achemine ou dont on s’écarte de plus en plus, à mesure qu’on avance dans la vie. Vous vous y acheminez dès la jeunesse et vous continuerez d’y tendre. Je m’en éloigne, ou plutôt je ne m’en éloigne ni ne m’en approche, dans mes idées, puisqu’à mes yeux elle n’est qu’un mirage, une illusion d’optique morale, et qu’elle n’est pas. C’est là un sujet de tristesse pour celui qui aurait aspiré à un accord moral [19] . ”
