Résumé

Th. de Wyzewa Une correspondance de Guillaume de Humboldt

Personne n’a besoin de savoir que nous nous écrivons l’un à l’autre. Ce qui est sacré en soi-même ne doit pas être profané [1] .
Adieu de tout mon cœur, et comptez fermement sur la constance immuable de mon affection !
Depuis ce moment et jusqu’à la mort de Guillaume de Humboldt, le 4 avril 1835, la correspondance ainsi engagée s’est poursuivie sans interruption ; et toujours les lettres de Humboldt sont devenues à la fois plus longues, plus affectueuses, plus pleines d’abandon familier et d’« ouverture de cœur. »
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Th. de Wyzewa Une correspondance de Guillaume de Humboldt

Avec une insistance à la fois toute respectueuse et pleine de tendre amitié, il conjure Charlotte de consentir à un échange régulier de longues lettres où tous les deux se parleront à cœur ouvert, comme autrefois sous les allées du parc de Pyrmont. Il n’écrit plus guère de lettres, en vérité, et n’a même plus guère le temps de lire celles qu’on lui écrit : mais combien il éprouve de plaisir à la lecture des moindres paroles d’une amie dont « toute la vie extérieure, et plus encore toute la vie intime, l’intéressent de la façon la plus passionnée ! »
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Th. de Wyzewa Une correspondance de Guillaume de Humboldt

Impossible, en vérité, de les appeler proprement des lettres d’amour : car nous y sentons que tout le véritable amour de Humboldt continue d’aller à sa chère femme Caroline, vivante ou morte, et vainement nous chercherions, dans toute l’abondante série de ses lettres, un seul mot capable de nous faire supposer que son ardente amitié pour Charlotte s’accompagne chez lui d’un autre sentiment plus intime.
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