Michel-Auguste-Martin-Agénor Azéma de Montgravier

Résumé

Michel-Auguste-Martin-Agénor Azéma de Montgravier Les deux Paris, ou 1848 et 1858… (1858)

Il frappait sa poitrine, et la nuit tout entière S'écoulait dans le deuil et l'ardente prière; Mais le Ciel, toujours courroucé, Exigeait du prélat un plus grand sacrifice : Un ange dans sa main plaça l'amer calice Que le saint n'a pas repoussé.
Le jour naissant luisait à peine sur la ville, Que le hideux démon de la guerre civile, Monstre couronné de serpents, Dans le champ de carnage où la haine sommeille, Ranimait par ses cris les fureurs de la veille.
Source : Gallica

Michel-Auguste-Martin-Agénor Azéma de Montgravier Les deux Paris, ou 1848 et 1858… (1858)

« Dieu de paix, disait-il, reçois ce sacrifice, Au peuple que j'aimais qu'il devienne propice, Qu'il le réconcilie aux cieux ! »
Et sa voix s'éteignit dans le concert des anges Qui célébraient l'entrée aux célestes phalanges De ce confesseur glorieux.
Ses vœux sont exaucés : un rayon d'espérance A brillé sur Paris pour consoler la France; Mais gardons bien le souvenir De l'orage qui mit en danger la patrie; N'oublions pas que pour éteindre l'incendie Il fallut le sang d'un martyr.
Source : Gallica

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