Amédée Marteau

Résumé

Amédée Marteau Plébéiennes : épîtres et satires (1851)

A mesure que l'homme avance en ces travaux, Il arrête ses yeux sur des bienfaits nouveaux : Plus il combine l'air, plus il retourne et sonde Les vastes profondeurs de la terre et de l'onde, Plus il pénètre avant dans la création; Plus il sent, non l'orgueil, mais l'admiration, Plus il sent que son bras tombe et se paralyse; Plus il déduit, calcule, et plus il analyse, Plus il cherche ardemment et plus son œil veut voir; De la main du Seigneur plus il sent le pouvoir, Plus il sent de son cœur l'impuissante faiblesse, Et plus il sent de Dieu l'immuable sagesse.
Source : Gallica

Amédée Marteau Plébéiennes : épîtres et satires (1851)

Oui, le peuple français est un peuple héroïque, Un peuple comme il en fut peu, A forte intelligence, à vigueur athlétique, Dont les veines roulent du feu;
Oui, c'est un peuple à mâle et robuste poitrine, Au bras de fer, au front d'airain, Qui, guidé par son cœur, fermement s'achemine Vers le progrès du genre humain; Tous les peuples du monde acclament sa puissance, Car il est magnanime et fort, Et sa gloire s'étend, comme un rayon immense, Du pôle sud au pôle nord !
Source : Gallica

Amédée Marteau Plébéiennes : épîtres et satires (1851)

La médiocrité, Insolente et bavarde, éblouir l'ignorance, Et piller les emplois que ferme l'arrogance A la capacité.
J'ai vu de toutes parts la plus pure sagesse Contrainte de ramper aux pieds de la richesse, Et le talent vendu
S'avilir à flatter la main qui lui prodigue De l'or ou des faveurs; j'ai vu partout l'intrigue Érigée en vertu.
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Enfin, j'ai vu partout la paresse opulente Régner et commander d'une voix insolente Au travail abaissé, Et punir sans pitié tous ceux que la misère Contraint à se lever, dans leur juste colère, Contre un joug méprisé.
Source : Gallica

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