Auguste de Vaucelle, Cîmes et vallons, poésies (1865)
“ Rêves de bonheur calme et sans mélange, Déjà faits pour nous, et déjà brisés. C'est que l'on sent bien qu'un autre soi-même, Doux soleil levant, vient de naître en lui ; Reflet pur encor du foyer suprême, Sur notre couchant, aurore qui luit. En ses jeunes flancs notre sang ruisselle, En lui, notre avril reverdit joyeux ; Dans son clair regard notre âme étincelle, Et tout notre ciel sourit dans ses yeux. Quand sur ton berceau, rêveur, je me penche, Frêle et blonde enfant, mon plus cher trésor, De mon cœur trop plein le bonheur s'épanche, Et déborde ainsi qu'un large flot d'or. ”
