Francis Clerc

Élements biographiques

Francis Clerc,  Les heures perdues : poésies (1924)

“ Cloches, sonnez, Dans le ciel gris et par les yeuses, Le sombre glas. Cloches, sonnez, Pleureuses.
L'ennemi fuit. Cloches, sonnez, Au ciel d'azur, les belliqueuses Notes d'airain. Sonnez, sonnez, Joyeuses.
LA CHANSON DU VENT
chante au printemps toutes les jeunesses. Les espoirs ardents, les rêves heureux, Les gazons épais tout pleins de promesses,
Et les buissons verts chers aux amoureux.
Je chante en été la moisson féconde,
Richesse du mas au large portail,
Et je dis bien haut à travers le monde : Hâtez-vous ! Voici les mois du travail.
Mon chant est plaintif dans les jours d'automne.
”
Source : Gallica

Francis Clerc,  Choses frêles, poésies. Préface de Sébastien-Charles Leconte… (1929)

“ Les conflits du dehors n'y laissent pas de trace. Son humble maître est là, pasteur plein de bonté, Qui prodigue ses soins au blond troupeau qui passe, Et dispense à chacun sa bonne volonté.
Il connaît tout le prix de l'incessante tâche Qu'on demande à son coeur autant qu'à son cerveau. Auprès de ses bambins, il peine sans relâche, Des leçons et des jours déroulant l'écheveau.
Et quand survient pour lui la fin de la carrière, De son village obscur, il goûte le progrès.
Il peut jeter sans crainte un regard en arrière : Travailleur sans remords, il s'en va sans regrets.
”
Source : Gallica

Francis Clerc,  Choses frêles, poésies. Préface de Sébastien-Charles Leconte… (1929)

“ Mais le frais sentier restera le nôtre,
Et nous y viendrons tout comme à vingt ans.
Il ne faut pas que notre amour sommeille, Par ce beau temps où chantent les oiseaux ; Mady, voici le printemps qui s'éveille, Allons ensemble dans les bois nouveaux.
9 avril 1924.
RÊVE LOINTAIN
N
OUS avions rêvé d'impossibles choses : D'un attachement sans rien de charnel,
D'un été sans fin parfumé de roses, D'un bonheur profond, d'amour éternel,
Que nous reste-t-il de notre beau rêve ? Que peut-il rester d'un désir humain ? Un amour commence au jour qui se lève, Sourit un instant et mourra demain.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature