Étienne Malpertuy

Résumé

Étienne Malpertuy Les montagnes : poème (1846)

L'univers; le soleil où s'allume la vie ; Un beau jour, cette fête où le ciel le convie; Les profondeurs de l'air qui s'étoilent, le soir ; Les forêts où son cœur est ému de s'asseoir ; Les monts, les champs, le ciel, qui lui semblent encore Tout vêtus de l'éclat de la première aurore ; Ces nuits où l'on entend vaguement palpiter L'âme de l'univers qui cesse de chanter, Voilà le monde où vit Lucien, ce vrai poëte !.
Source : Gallica

Étienne Malpertuy Les montagnes : poème (1846)

Lucien, sur un fragment de roche, alla s'asseoir, Et réfléchit tout bas s'il chercherait un gîte, Plus loin, dans un pays où la nuit vient si vite.
Comme bientôt le jour mourra dans les bas-fonds, Et que le voyageur suit des chemins profonds, Inconnus, il a peur que la nuit l'y surprenne.
Et puis, il ne sait trop quel sentiment l'entraîne Vers ces toits faits de chaume, heureux de se presser Aux flancs de la montagne, heureux de s'effacer
Dans une ombre tranquille, après cette journée De paix et de soleil que Dieu leur a donnée.
Source : Gallica

Étienne Malpertuy Les montagnes : poème (1846)

Et poëte, il habite au sein de la nature.
C'est là qu'il vient baigner dans une source pure Les ardeurs de son âme, et qu'il monte, eu tout lieu, Vers l'immortel éclat de la face de Dieu.
Nuit et jour, il parcourt et le ciel et la terre.
Il s'arrête écoutant au seuil de tout mystère.
H reporte son âme à son centre éthéré : Que de fois il se perd dans l'espace azuré Avec le cœur de l'homme et les ailes de l'auge !
La terre avec le ciel dans sou sein se mélange.
Il s'enfuit de la vie et de ses tourbillons, Joyeux comme l'oiseau qui monte des sillons.
Source : Gallica

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