Edgar Quinet

Edgar Quinet

Résumé

Portrait de Edgar Quinet Edgar Quinet,  Napoléon

“ Tous ces hommes d’airain croulent sous la mitraille :
Bien ! France ! Encore un coup ! Comme un hardi bélier
Heurte là d’Albion le bouc au front d’acier.
Plus près ! Plus près encor ! Visage sur visage !
Le canon à l’épée a frayé le passage.
L’épée en son chemin peut entrer jusqu’au bout.
En son vase de fer le combat fume et bout.
Plus près ! Plus près encor ! Poitrine sur poitrine !
Sang pour sang ! Mort pour mort ! Ruine pour ruine !
Garde à vous ! Tout va bien. Le boulet suit l’éclair.
Il pleut, il pleut du fer, quand les cieux sont de fer.
”
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Portrait de Edgar Quinet Edgar Quinet,  Napoléon

“ Je vais dans le sentier où le vent de l’Oural
Souffle dans mes cheveux et fouette mon cheval.
Puis, comme dans les blés de noires sauterelles,
Ses frères l’ont suivi, tous penchés sur leurs selles !
Tous avec leur poignard, caché sous leur caftan ;
Lui seul porte à sa main un sabre de sultan.
Tous avec une lance aiguisée au Bosphore ;
La sienne est la plus belle et luit avant l’aurore.
Poitrail contre poitrail, naseaux contre naseaux,
Crinière sur crinière, ils pressent leurs chevaux ;
Rapides dans le jour ; et quand le jour s’efface,
Plus rapides la nuit, dans son sentier de glace.
”
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Portrait de Edgar Quinet Edgar Quinet,  Napoléon

“ Beau pays du clairon ? ô vierge des combats,
Habille-toi de fer, qui jamais ne se rouille !
Relève ton armure, et non pas ta quenouille.
Si ton clairon se tait, enfle plus haut ta voix.
Si ton épée est courte, agrandis tes exploits.
Si ta barque se rompt, que ton espoir surnage !
Si ta muraille est basse, exhausse ton courage !
Si ton glaive s’émousse, aiguise ta fureur !
Si son tranchant se perd, combats avec le cœur !
Sinon, tu sentiras comme il est homicide,
L’aiguillon de la honte ; et comme elle est aride
Quand le vainqueur a soif, la coupe du vaincu.
”
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