Jean Paul Richter, Faust et le Second Faust
“ C’est en vain qu’on chercherait quelque trace de son passage : le vol du colibri laisse-t-il un sillon dans l’air ? le lac conserve-t-il le reflet du nuage, la feuille la goutte de rosée et le chant du rossignol qui a soupiré sous son ombre ?... Non, c’est le destin ! Qu’y faire ?... Se résigner ; cacher au fond de soi, comme au fond d’un sanctuaire, sa douleur incommensurable ; environner son âme d’un fossé, couper le monde à l’entour, et, comme l’archange tombé, ramener ses ailes sur ses yeux, de peur que les autres ne se prennent à rire en vous voyant pleurer ! ”
