Johann Wolfgang von Goethe,
Épigrammes
“ CIII Il est délicieux de tenir dans ses bras, plein de désirs, la bien-aimée, quand, le cœur palpitant, elle t’avoue pour la première fois son amour. Il est plus délicieux encore de sentir les mouvements du nouvel être qui, toujours se nourrissant, s’agite dans l’aimable sein. Déjà il tente les bonds de la jeunesse agile ; déjà il frappe plein d’impatience, aspirant après la lumière du ciel. Attends encore quelques jours ! Les Heures te conduisent avec sévérité sur tous les sentiers de la vie, comme le Destin l’ordonne. Quoi qu’il t’arrive, ô toi, mon favori grandissant, l’amour t’a formé ”
