Blanche Lamontagne-Beauregard,
La moisson nouvelle
“ Les forêts d’alentour sont d’un ocre parfait : Leur chevelure rousse a des lueurs châtaines ; Le vent, qui s’y connaît en chevelure, y fait Des puits divins et de lumineuses fontaines. Et quand les doux moments du soir sont revenus, Quand l’Amour, en secret, tend ses filets sans nombre, On voit, par le sentier, sous les rameaux chenus, Un couple s’éloigner, dans l’ombre... Puis, lentement, et jour par jour, le bois s’éteint. La mort s’attaque à chaque fibre de son être, Et la forêt, suivant elle aussi son destin, Voit dans l’ombre des nuits sa beauté disparaître. ”
