Loïse d' Olt

Méandres (1982)

Résumé

Loïse d' Olt Méandres (1982)

La lumière a lui, la lumière est morte Dors mon tout petit, dehors il fait noir — Ce qu'il t'a volé, va, je te l'apporte Ce qu'il t'a volé, ce morceau d'espoir ...
La lumière a lui, la lumière est morte Dors mon tout petit, l'aube va venir — Il n'entrera plus, j'ai fermé la porte Dors, mon tout petit, tu peux t'endormir ...
PLUMES D'AUTOMNE
D'une orgie aux couleurs de carnage et de sang L'automne a rejailli sur la vitre docile.
Aux feux des souvenirs passe une ombre gracile Et l'heure expire avec un charme languissant.
Source : Gallica

Loïse d' Olt Méandres (1982)

Ma vie est d'aspirer sans cesse à la lumière Et de croître, tout bêtement, la joie au cœur.
Nul ne me voit : je suis au milieu de tant d'autres Et si pareil à eux ! si tendrement pareil !
Redressant ma petite hampe au bon soleil Et me revigorant aux sels qui sont les nôtres.
Non, je ne pense pas à l'orage qui vient,
A la bête qui ronge, à la lame qui tranche ;
Je vis : c'est bien assez. Au gré du vent, je penche, Mon frère est là, tout près de moi, qui me soutient...
Naître, croître, mourir, c'est là ma raison d'être.
Source : Gallica

Loïse d' Olt Méandres (1982)

Si tes forces sont grandes Et dur le mur des Certitudes Rude sera le choc
Et le poème en mille morceaux se brisera.
Pour ce poème-ci, j'ai cru un temps Qu'il était tout en diamants Il scintillait de mille éclats : Ce n'était que pastilles de lune ... Et quand s'éteignit la lumière Il ne restait rien du poème Qu'un peu de poussière grise ... ...
Source : Gallica

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