Max Elskamp,
Aegri somnia
(1924)
“ Même en fermant nos coeurs Ou en prenant des ailes, Car nous vivons en elle Dès le jour où l'on naît. Mon Dieu, la chair qui goure Dit le Verbe, est maudite, Dans les nuits, dans les jours, Et pour l'éternité, Mon Dieu, ayez pitié, Car le mal n'est en elle, C'est celles qui la portent Seules qui ont péché, Car elles en ont fait Robes, en quelque sorte, Pour vêtir leurs amours Et surtout en changer, Et mon Dieu, la beauté Que la chair chante en elle, Est dans sa nudité Pure comme le jour, Et c'est pour l'homme ciel Qui s'ouvre dès la vie, Et de grâce éternelle Pour lui donner l'amour. ”
