Résumé

P. Sourrieu Mademoiselle Louise de Sabran-Pontevès (1863)

Son oeil, épiait les diverses situations de l'Eglise avec un mélange d'anxiété et d'humilité. Elle observait Rome , mais elle observait aussi les destinées de la foi dans notre pays. Elle aimait la France chrétienne d'un amour simple, sincère, exempt d'emphase et d'imagination : c'était le fruit naturel du sang chevaleresque qui coulait dans ses veines, et de la grâce qui coulait dans son âme avec le sang du Christ. En voyant les révolutions compromettre la durée ou la dignité de la patrie, et l'univers sourire de nos ébats ; en voyant les esprits si tendus et les pressentiments si douteux
Source : Gallica

P. Sourrieu Mademoiselle Louise de Sabran-Pontevès (1863)

Dieu et le Prête, après s'être rencontrés dans son coeur, se rencontrait plus affectueusement à l'autel et partout.
C'est toujours d'un coeur pieux et ami que partent
les saines révélations : le coeur des vierges et des femmes! chrétiennes est, suivant saint Ambroise, l'arche des hommes de Dieu ; les oracles d'e, haut passent par là. L'Évangile a placé une lampe dans la main des vierges sages ; cette lampe éclaire non-seulement la route des vierges qui la portent, mais aussi la route des hommes, sans en excepter ceux qui à leur tour éclairent la route des peuples.
Source : Gallica

P. Sourrieu Mademoiselle Louise de Sabran-Pontevès (1863)

Quand il retombe de ses hauteurs chéries, il est meurtri, il est brisé. C'est surtout dans l'ordre moral que la chute est d'autant plus cruelle qu'elle part de plus haut.
A d'autres égards, l'âme de cette Chrétienne était un abîme dont les sourds et forts balancements de la grâce rongeaient et élargissaient progressivement les bords. Et si les flots de la grâce divine se retiraient un moment, aussitôt, ceux de la tristesse se précipitaient dans l'abîme vide, le remplissaient et y opéraient des oscillations d'une incomparable douleur.
Source : Gallica

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