John Charpentier

Résumé

John Charpentier,  Aquarelles... (1943)

“ Et tout entourés d'un cercle d'écume, Le dos arrondi,
Ce souffle embaumé, leur mufle le hume Sous l'éblouissant soleil de midi.
Mais telle est l'ivresse où sombre leur joie : Ils oublient de fuir devant le reflux;
La mer les submerge et bientôt les noie, Et quand le soir vient, je ne les vois plus.
Les pins rigides au tronc gris-brun, Tout hérissé de tronçons de branches, Descendent à la file, un par un, Vers la mer frangée d'écume blanche.
Ils élèvent le plus haut possible Leurs beaux parasols d'un vert jauni Que des pommes, en entier visibles, Tachent de noir comme autant de nids.
”
Source : Gallica

John Charpentier,  Aquarelles... (1943)

“ Au ras du sol, couleur de rouille, De maigres plantes d'un vert-gris Qu'un soleil implacable cuit.
Des murs dont l'herbe se dépouille, Au bord des chemins, et là-bas, Vers Saillé et vers Bourg-de-Batz
Dans de larges quadrilatères Une eau jaune que le vent ride Plus triste que la terre aride,
Où, s'entassant en taupinière, Un mulon dont le sel blanchit De loin en loin, se réfléchit.
Contre les rocs aux flancs abrupts Les flots avec tumulte butent Poussés du vent.
Leur crête mêle son écume A l'épaisse et pesante brume
Du jour levant.
”
Source : Gallica

John Charpentier,  Aquarelles... (1943)

“ Un parfum qu'aucun souffle ne porte Et qui semble émaner de partout, D'une essence, à la fois fine et forte, Met aux lèvres ouvertes le goût.
Et l'on sent qu'en cédant au besoin Que l'on a de dormir sous les pins, En rêve, on s'exilerait très loin Au pays d'Armide ou d'Aladin.
LE FLOT...
Le flot a dévêtu la grève Dont l'or fauve est veiné de bleu. Le ciel, là-bas, pèse si peu Qu'on dirait l'eau qui se soulève.
Et les voiliers fins et fluets Dressant leurs ailes verticales, Ont l'air, sur les vagues étales, De papillons sur des bluets.
”
Source : Gallica

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