John Charpentier, Abeilles d'automne (1946)
“ Et c'est à mourir de l'été! Dans le voile fin de poussière Que le vent soulève et secoue Au ras du sol, Un parfum de poivre et de miel Se débat, sans pouvoir délivrer son vol. J'ai les yeux brûlés de lumière, Et, pour y câliner ma joue, Je voudrais serrer dans mes bras Ce gros nuage blanc qui joue, Là-bas, Au bas du ciel... Vienne la nuit avec la lune, Et vienne à mes lèvres sa bouche, Sa bouche et toi qui ne font qu'une, Eau fraîche de l'obscurité! L'herbe est fanée où je me couche Sous ce parfum qui m'importune Comme un bourdonnement de mouches, Près des roses, mortes d'été ! ”
