Edmond Gojon, Le Jardin des dieux
“ Par ces livides nuits où l’éclair sans tonnerre Fouille le silence des airs, Ce qui des lacs de sel perdus parmi tes plaines Devant mon rêve s’exhala Tandis qu’une aigle d’or, petite et si lointaine, Tremblait toute sur Djemila, Ce qui, le long du roc tout ruisselant d’aurore Et formidable sous nos mains, Nous apparut un jour brûlant et rouge encore De la pourpre et du sang romains, N’est-ce pas, n’est-ce pas, terre des mosaïques, Leur grand visage radieux, Leur visage divin, leur visage héroïque, Jardin des dieux, jardin des dieux ! ”
