Résumé

Louis Dumont La Lecture et la récitation. Poésies du XXe siècle… (1914)

En été, par les beaux jours ensoleillés, les ombres sont bleues, presque violettes ; les feuilles bougent à peine parce qu'il n'y a qu'un souffle chaud de brise.
3. Le loriot est un oiseau d'été qui a des plumes jaunes et une voix très claire, comme une flûte d'or. L'air est immobile, en plein midi, tout a l'air de dormir. La chanson de l'oiseau s'entend
s'entend on respire le parfum de la menthe au bord de l'eau ou dans le jardin engourdi, et le parfum et la chanson ont l'air de se mélanger et de ne plus faire qu'une seule chose très douce qui est l'âme même de l'été.
Source : Gallica

Louis Dumont La Lecture et la récitation. Poésies du XXe siècle… (1914)

I. Soir d'Automne.
C'est un des derniers soirs de septembre; la brise Promène sur les champs les cheveux de la Vierge (1) ; L'ombre des peupliers est longue sur les berges (2) ; L'herbe humide vacille et tombe au fil des faux (3) ; Les feuilles des rameaux frissonnent, le ruisseau Bouillonne au loin d'écluse en écluse (4) ; on entend L'écho sourd des fléaux qui s'abattent sur l'aire (5) , Des voix, des pas d'enfants qui font craquer les faînes. Soirs de l'automne, soirs de douceur tendre et claire (6) ! Septembre met l'anneau d'or rouge au doigt de l'an (7) .
Source : Gallica

Louis Dumont La Lecture et la récitation. Poésies du XXe siècle… (1914)

Bénis l'eau qui t'ennuie Et qui glace ta chair ; Car c'est grâce à la pluie Que le pain n'est pas cher.
Le ciel toujours superbe Serait la soif à l'herbe Et la mort aux épis.
1. La pluie m'a dit.
2. La pluie au chant clair comme un bruit de perle qui tinte sur du métal.
3. L'enfant croit souvent que la
pluie qui l'ennuie est inutile, est méchante.
4. J'empêche la famine de venir parce que, sans pluie, plus rien ne pousserait.
Quand la moisson est rare Et le blé sans épis Le paysan avare Te dit : Crève, eh ! tant pis.
Source : Gallica

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