Résumé

Fleurs de rêve (1902)

Je t'aime, beau pays! ô Bretagne chérie! Air où l'on sent flotter l'âme de l'ancien temps, Ciel gris, sol de granit, âpre et rude patrie Des Bretons à l'esprit solide, au coeur ardent.
J'aime tes murs fleuris par la ronce et l'épine, J'aime sur tes talus les arbres dépouillés, Dressant sous les rayons de la lune opaline Le spectre de leurs troncs noueux et tortillés.
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FLEURS DE HEVE.
Et j'aime à contempler la vaste lande brune, A marcher en rêvant sur le bord du chemin Où, pour danser en rond, le soir, au clair de lune, Les nains et les follets se tiennent par la main.
Source : Gallica

Fleurs de rêve (1902)

Les horizons de rêve ont des teintes d'opales; Dans l'air on voit flotter les brumes automnales, Pareilles aux crêpes de veuves.
Vers vous je sens monter mon âme, si légère! Je sens que vous m'aimez, ô Splendeur Eternelle, Et que vous vous penchez vers moi, ô tendre Père, Pour me bénir... Mon coeur n'est plus qu'une prière, Et la mort me semble si belle!
1901.
RARAHU
Elle passait, charmante et blanche, Brune, avec de si jolis yeux, Souple comme une fleur qui penche, Un peu de lierre à ses cheveux.
Source : Gallica

Fleurs de rêve (1902)

La chanson de la brise, aux bois de pins sauvages, Berce les derniers jours de la nature en deuil, Et la Bretagne étend aux rives de ses plages La riche floraison, qui lui sert de linceul.
La bruyère a fleuri, violette ; les landes Pleurent en larmes d'or l'agonisant été ; Les goélands dans le ciel gris volent par bandes Et la mer dort, tranquille, en son immensité.
Source : Gallica

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