Tristan Derème,
La Verdure dorée
“ Soleil triste, mairie obscure, ô jours amers ! Un poulet bat de l’aile et crie, et, sur les murs, Fades gravures : la Herse, Cité Lacustre Ou Palafitte ; et, sur la table, le registre Des mariages, deux orvets empaillés, dons D’un anonyme et le portrait des Présidents Et le cadastre avec ses taches de bougie. Et cependant mon cœur n’est plus qu’une élégie, Belle amie, et je songe à vous qui n’êtes plus Qu’une ombre chère, un souvenir où je me plais Et qui m’attriste et, sur mes jours, l’odeur des myrtes D’un vieil automne et le parfum des roses mortes. ”
