Maurice Le Blond, Le tombeau de Michel Abadie (1866-1922… (1924)
“ J'ai à peine connu Michel Abadie. Mais quand je l'ai rencontré, j'ai senti une âme claire et ardente ; c'était l'homme de ses poèmes dont la résonance est si pure, qui sont transparents, qui sortent vraiment de son cœur comme un chant. La nature était devant lui avec ses arbres, ses ruisseaux, ses fleurs, son ciel et ses oiseaux, comme autant de signes d'un univers idéal. On sentait que pour ce poète son existence sur la terre était à peine réelle. Il était doué du regard qui pénètre les choses, qui va au fond de l'être. ”
