Comtesse Mathieu de Noailles, Revue des Deux Mondes
“ Quand ton arrosoir vert inondait les groseilles, Que tes larmes plus tard, aux gouttes d’eau pareilles, Crépiteraient ainsi par les soirs attiédis ! Si l’on t’avait appris qu’un cœur toujours malade, Et blessé chaque soir d’ombre et de volupté, Ne goûte qu’en mourant l’odeur des roses thé Dans l’air chaud, remué par les cris des pintades ; Ah ! si l’on t’avait dit, lorsque sous ton chapeau, Tu riais de tenir du soleil dans tes lèvres, Que l’été te serait un jour comme une fièvre, Et qu’enfin ce serait atroce qu’il fît beau ! ”
