Maurice Maeterlinck,
Alladine et Palomides
“ Palomides Ne ferme pas les yeux quand je t’embrasse ainsi... Je veux voir les baisers qui tremblent dans ton cœur ; et toute la rosée qui monte de ton âme... nous ne trouverons plus de baisers comme ceux-ci... Alladine Toujours, toujours !... Palomides Non, non ; on ne s’embrasse pas deux fois sur le cœur de la mort... Que tu es belle ainsi !... C’est la première fois que je te vois de près... C’est étrange, on croit que l’on s’est vu parce qu’on a passé à deux pas l’un de l’autre ; mais tout change au moment où les lèvres se touchent... Voilà ; il faut te laisser faire... ”
