Stéphanie Fraissinet

Résumé

Stéphanie Fraissinet La soeur de charité au XIXe siècle (1859)

En affrontant la mort, cette chaleur de l'âme Lui rendra plus sacré le salut du pays ; De l'ardeur militaire en ravivant la flamme, Elle fécondera les ordres obéis.
L'atelier chantera le récit de vos gloires ; Des conquêtes sur vous rejaillira l'honneur, Le héros vous devra ses plus belles victoires ; A vous donc la moisson, il sera le glaneur.
Et dans l'asile ouvert à ses jours de vieillesse, Luttant contre la mort, contre l'infirmité, Partageant ses ennuis et charmant sa tristesse ; Il verra près de lui, la sœur de charité.
Source : Gallica

Stéphanie Fraissinet La soeur de charité au XIXe siècle (1859)

Et pour le malheur rebuté Par l'égoïsme sans croyance, Ces anges patients, nés pour la charité !
Par eux on voit sur notre sphère, Les maux qu'ensemble peuvent faire L'ardeur sans joug des premiers ans, Le vice qui toujours envie, Dans sa fureur inassouvie, Le salaire des artisans, Cédant à la pieuse flamme Du cœur généreux de la femme, Se changer en dons bienfaisants.
Ainsi, des épaisses ténèbres, Des images sombres, funèbres, Qui, dans la nuit, Glaçant notre vue égarée, Jettent, dans notre âme effarée, Un triste bruit
Source : Gallica

Stéphanie Fraissinet La soeur de charité au XIXe siècle (1859)

De vos habiles mains, les ouvrages rapides, Chèrement se vendront pour les petits enfants ; Vos fronts, à ce travail, ne prendront point de rides; Vos cœurs en sortiront jeunes et triomphants.
Mais si, dans la sublime extase, Après le travail, après l'or, Dieu vous demande plus encor ; Si du satin et de la gaze Il veut retirer son trésor, Et si de ferveur il l'embrase ; Si cet enfant par vous bercé, Jeune fille au buste élancé, Veut ciller, de ses mains pieuses, Semer les graines précieuses De la récolte du Seigneur
Source : Gallica

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