Résumé

Madame François Delessert : 3 avril 1877 (1877)

Ah !
la douleur frappant une âme ainsi disposée, c'est vraiment comme un feu céleste qui, en consumant l'encens, lui fait exhaler tous ses parfums.
Un autre caractère qui nous frappait chez elle, c'était la pureté du cœur, cette pureté dont parle l'Écriture en ce mot qui semble
fait pour elle : « Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu. » Un cœur pur, que cela est beau et que cela est rare ! On le devinait chez elle rien qu'à voir son regard qui traduisait si bien son âme. Les cœurs purs verront Dieu !
Source : Gallica

Madame François Delessert : 3 avril 1877 (1877)

Si Dieu nous avait retiré depuis quelques années l'éminent M. Delessert, sa veuve nous restait encore, soutenant tout l'honneur de son nom, gardant fidèlement la tradition de sa piété et de son dévouement, remplissant en quelque sorte la place qu'il avait laissée vide au sein de l'Église réformée de Paris.
Aujourd'hui, c'est tout un passé qui disparaît
sans retour, et c'est à une autre génération qu'il appartient de recueillir l'héritage de tant de foi et de tant de vertu.
Source : Gallica

Madame François Delessert : 3 avril 1877 (1877)

On peut pratiquer la charité en grand, et pécher contre elle dans le détail de la vie, dans les contacts quotidiens, dans l'accomplissement de ces mille devoirs qui forment la trame même de l'existence.
Aussi, je le dis sans hésiter, la forme sous laquelle la charité me pénètre et me touche chaque jour davantage, c'est la bonté; oui, la bonté, cette chose si grande qui vaut mieux que le génie même, la bonté qui éloigne avec vigilance le soupçon, la défiance et l'amertume, qui arrête sur les lèvres les jugements
Source : Gallica

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