Blanche Lamontagne-Beauregard,
Par nos champs et nos rives
“ Écouter les pas des vivants... Ils peuvent voir ouvrir la porte De leur foyer ; ils peuvent voir Une main, maternelle et forte, Allumer la lampe, le soir... Dans la maison qu’ils ont aimée, Ils regardent aller, venir, Leur épouse, leur bien-aimée, Dont le cœur sait se souvenir... Docile à leurs regrets, la brise Leur porte, avec l’or des couchants, Les angélus de leur église, Et les murmures de leurs champs ; Et ces morts de la vague altière Que le flot s’obstine à cacher, Comme les morts du cimetière, Dorment à l’ombre du clocher ! FIDÉLITÉ Vivons près de ce fleuve ami. ”

