Blanche Lamontagne-Beauregard

Blanche Lamontagne-Beauregard

Résumé

Portrait de Blanche Lamontagne-Beauregard Blanche Lamontagne-Beauregard Légendes gaspésiennes

Parfois, sa voix harmonieuse avait des douceurs infinies... Et le vieillard, dont les jours s’en allaient, un à un, le rapprochant sans cesse de la tombe, trouvait une joie nouvelle à entendre chanter cette enfant dont la vie commençait. « Encore une fois ! » suppliait-il, « encore une fois ! » Et sans se lasser, la jeune fille, aimante et docile, reprenait sa suave chanson, née sur les rives de la belle France. Et le vieillard, retombant dans sa rêverie, oubliait la fuite des jours qui ne reviennent plus...
Mais un jour le seigneur vit arriver chez lui un couple de Montagnais.
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Portrait de Blanche Lamontagne-Beauregard Blanche Lamontagne-Beauregard Légendes gaspésiennes

Et cette grange, vieille et délabrée, me semblait le château le plus merveilleux qu’aucune fée n’a jamais imaginé... Oh ! les clairs de lune dans la porte des granges, la senteur du foin nouveau et le mystère des fenils !...
Je fus bientôt grande, hélas ! et je fis, comme les autres, mes années de couvent. Puis ma chère grand-mère mourut. Cette mort me fit un mal affreux. Je me trouvai alors en face de la vie, à l’âge où l’avenir se dresse devant nous... J’étais à l’âge du mariage... Je rencontrai un jeune homme très bon (qui est aujourd’hui mon mari) et je l’aimai.
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Le seigneur se leva, entr’ouvrit la porte pour regarder au dehors. Le vent lui cingla vivement le visage. « Ah ! c’est un temps de chien ! » murmura-t-il. Puis il prêta tout-à-coup l’oreille à des bruits étranges qui venaient de loin, dans la nuit. « Écoute, femme, j’entends une voix au dehors ; ce sont des plaintes, c’est une voix d’enfant ! Mon Dieu ! C’est un enfant perdu dans la tempête ! Coûte que coûte, il faut que j’aille ! il faut que j’aille ! » — Tu n’y penses pas ! reprit sa femme, en tremblant. Ce doit être le vent que tu entends.
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