Félix Narjoux

Résumé

Félix Narjoux Histoire d'une ferme (1890)

Je souhaiterais une ferme pareille à M. Morlot. Je ne pensais pas, ajouta-t-il, que les paysans russes fussent si bienlogés.
- Ah ! ce n'est pas là, une de ces misérables .chaumières habitées par de malheureux moujiks, pleines de vermine et repoussantes de malpropreté, comme on en rencontre tant en Russie. C'est la demeure du régisseur d'une vaste propriété.
- Ah! en effet ! Il faut être riche pour posséder une ferme comme celle-là !
— D'autant plus, dit en riant M. Aubair, qu'un établissement de ce genre ne rapporte rien, ou du moins pas grand'chose à son propriétaire.
Source : Gallica

Félix Narjoux Histoire d'une ferme (1890)

C'était un énorme bâtiment construit en moellons et briques, couvert en tuiles et qui occupait tout un des côtés de la cour. Sa construction était soignée, mais faite sans art et sans recherche. Les murs recouverts d'un enduit rugueux « dit Tyrolien » offraient à l'extérieur de grandes surfaces percées de rares portes et fenêtres. Le toit débordait, faisant sur chaque côté une large saillie. Tout cela ne méritait pas grande attention ; mais en pénétrant à l'intérieur M. Aubair vit tout de suite le côté véritablement intéressant de l'étable.
Source : Gallica

Félix Narjoux Histoire d'une ferme (1890)

M. Aubair attendait, en effet, un entrepreneur qu'on lui avait annoncé et qui venait de Nevers pour établir les gouttières et les descentes des eaux des toits, un ferblantier, comme on l'appelait dans le pays, un plombier-zingueur, comme on eût dit à Paris. Cet entrepreneur était déjà venu une première fois, avant le retour de l'architecte, et avait préparé, au sommet d'un mur, un modèle indiquant la façon dont il entendait exécuter ses travaux : ce modèle ne convenait pas du tout à M. Aubair qui le dit nettement à l'ouvrier, dès que celui-ci parut.
Source : Gallica

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