Charles Ferdinand Ramuz,
La grande peur dans la montagne
“ Le fenil donnait sur une ruelle composée tout entière de ces mêmes fenils, c’est-à-dire non habitée, de sorte que là non plus elle n’a pas été vue. Ce sont des fenils tenus levés en l’air par le moyen de quatre piliers de pierre, pour empêcher les souris d’y entrer ; — elle a fait un grand mouvement avec la jambe sous sa jupe, empoignant le cadre de la porte des deux mains. Puis elle a été dans le foin et voyait entre les poutres de mélèze, mises à plat l’une sur l’autre, et pas bien rejointes, en face d’elle, la maison et la cuisine, puis que la lampe s’est éteinte dans la cuisine. ”
