Résumé

Portrait de Henri Lecoq Henri Lecoq Traité des plantes fourragères… (1844)

Il n'existe qu'un seul moyen de déterminer les espèces qui composent une prairie : c'est d'en faire l'analyse et de reconnaître ensuite chacune des espèces qui s'y rencontrent. Si l'on faisait ce travail avec une scrupuleuse exactitude, on trouverait dans les prés presque toutes les plantes qui composent notre flore, mais on conçoit qu'une telle exactitude, loin d'être utile, nuirait aux résultats que l'on veut obtenir, et qu'il suffit d'indiquer les espèces qui peuvent influer sur la qualité de la prairie, négligeant celles qui ne s'y rencontrent que par hasard.
Source : Gallica

Portrait de Henri Lecoq Henri Lecoq Traité des plantes fourragères… (1844)

S'il est une plante qui mérite, dit-il, d'être cultivée, c'est bien le Pied d'oiseau. Appartenant à la famille des Légumineuses, et préférant un sol sablonneux à un sol argileux, il est surtout convenable pour faire des premiers un excellent pâturage. On peut d'autant moins, douter des avantages qu'offrirait la culture de cette plante, qu'il est maintenant hors de doute que l'espèce de Pied d'oiseau cultivée dans les sables brûlants du Portugal, n'est qu'une variété de celle qui croît chez nous spontanément.
Source : Gallica

Portrait de Henri Lecoq Henri Lecoq Traité des plantes fourragères… (1844)

Tantôt ses liges sont longues et traçantes, tantôt rabougries et rameuses, couchées ou dressées. Elle se mêle rarement à l'herbe des prairies, quoique cependant on la trouve dans les meilleurs prés de la Lombardie ; mais elle dispute leurs sentiers aux piétons, et couvre le sol partout où l'herbe vient à manquer. Elle croît également au milieu descéréales, et y reste presque inaperçue jusqu'à la récolte; alors, seulement, elle se développe, s' étend, et c'est souvent elle seule qui nourrit les moulons que l'on mène paître dans les champs dont les moissons viennent d'être enlevées.
Source : Gallica

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