Amédée Boitel

Résumé

Amédée Boitel Herbages et prairies naturelles (1889)

Sur ce sol privilégié, cette grande ombellifère, pourvue de puissantes racines, et abondamment fournie de graines à sa maturité, s'empare de toute la surface, chassant petit à petit les espèces fourragères, et composant bientôt à elle seule toute la masse de l'herbe. Ce fourrage médiocre n'est pas mal mangé en vert par les bêtes à cornes, et comme la plante en produit en abondance par ses grandes feuilles et ses fortes tiges, on n'est pas trop disposé à lui déclarer la guerre.
Source : Gallica

Amédée Boitel Herbages et prairies naturelles (1889)

Prairies naturelles, pré, herbage, pâtures, pâturages, pacages, alpages, sont des termes qui dépeignent toujours la production herbacée du sol, telle qu'on la doit aux circonstances naturelles des surfaces.
Le pré et la prairie naturelle indiquent la surface fauchable et productrice de foin. L'herbage qu'on désigne encore sous le nom d'embouche représente, comme la pâture, des surfaces pâturées d'une bonne fertilité. On y nourrit de belles races d'animaux, tantôt des bêtes d'élevage, tantôt des vaches laitières ou des bêtes d'engraissement.
Source : Gallica

Amédée Boitel Herbages et prairies naturelles (1889)

On ne saurait trop le répéter à ceux qui exploitent ou qui créent des prairies et des herbages : ce n'est pas la semence qu'on jette sur le terrain qui exerce une grande influence sur la composition de l'herbe, c'est plutôt le climat, la nature du sol, son nettoiement de mauvaises graines avant l'ensemencement, son degré d'humidité et de fertilité, l'exploitation par le fauchage ou la pâture, le genre d'animaux qu'on y entretient et les amendements et les engrais qu'on y applique.
Source : Gallica

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