Louis Fréchette,
La Légende d’un peuple
“ Un vrai rêve ! et sortant du grand brouillard diffus, Comme un charivari parti de l’autre monde. Alors, messieurs, ― tenez, que le ciel me confonde Et me punisse aussi longtemps que je vivrai, Avec tous mes enfants, si je ne dis pas vrai, ― Par un trou du brouillard qu’on ne soupçonnait guère, J’aperçus tout à coup huit gros vaisseaux de guerre, De voilure inconnue et d’ancien gabarit, Qui, poussés par un vent dont l’effet m’ahurit, Pavillons à la corne et tout couverts de toile, Vers les rochers du bord couraient à pleine voile. ”
