Résumé

Armand Mermet Pages de souffrance et de victoire (1919)

C'est la fine fleur de la race, Vaillante et légère à la fois !
Si l'on aime un peu la cocarde Dans les rangs de nos bataillons, C'est que, comme vous, Madelon, Pour la conquête l'on se farde !
Et l'on aime un peu la cocarde Dans les rangs de nos bataillons !
Le dur chemin de la victoire Ouvre la route de vos cœurs.
Le soldat doublement vainqueur Se grise d'amour et de gloire !
Le dur chemin de la victoire Ouvre la route de vos cœurs!
Pour servir la France et les dames Ils sont toujours au premier rang.
Source : Gallica

Armand Mermet Pages de souffrance et de victoire (1919)

Je me dirai : « Parfois, naguère Sur terre on prenait du bon temps ; Mais, flûte! après tout, c'est la guerre !
Quand on est mort c'est pour longtemps !
Ce que je me dis à moi-même Seul, je m'en reconnais le droit, Et cela me « porte au système » Quand le mot ne vient pas de moi.
Railler ma misère en franchise Est chose que je me permets, Mais qu'un embusqué me le dise Je ne le souffrirai jamais.
Mais oui, froussards récidivistes, Vous nous avez, mainte fois, dit Que, dans la boue, vrais fatalistes Nous vivions mieux qu'en Paradis.
Source : Gallica

Armand Mermet Pages de souffrance et de victoire (1919)

Si je meurs, je permets que tu pleures un peu, * Quelques perles aux coins de tes chers petits yeux ; Mais je veux, avant tout, que de moi tu sois fière, Que d'un mort à l'honneur tu sois la digne mère, Que tu ne portes pas de longs voiles de deuil, Ce n'est que d'un drapeau qu'on orne un tel cercueil !
Par avance, surtout, ne sois pas désolée ; Ne pleures pas, sois sage et dis-toi, consolée, Que dans un autre monde on se retrouve un jour Et qu'il n'est pas de mort, mère, pour notre amour !
Source : Gallica

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