Résumé

Hippolyte Puech Un incendie, un désastre. La Mort du duc d'Orléans… (1843)

Mais comme un feu follet qui se perd dans l'espace, Comme un jour de bonheur qui se fond dans la nuit, Comme un soleil brillant qu'un noir nuage efface , Où comme l'ombre enfin qui s'évapore et trace Rêverie et bonheur et l'illusion fuit.
Avec elle s'envole un sceptre , une couronne , Un empire , une cour, l'éclat d'un beau soleil, Et Louis sur les murs qu'une garde environne , Ne voit plus les grandeurs, les richesses d'un trône , Il ne sent que des fers à l'heure du réveil.
Source : Gallica

Hippolyte Puech Un incendie, un désastre. La Mort du duc d'Orléans… (1843)

Sonne beffroi lugubre , oh ! sonne , sonne encore, Le temps marche , et déjà l'horizon se colore. Son teint presque vermeil Paraît sur les frimats ; semblable à l'agonie Du mourant qu'un long rêve accable d'insomnie Qu'attend le long sommeil.
Lève-toi , beau soleil, brise les noirs nuages ; Dissipe les vapeurs, les brouillards , les images , Qu'une fatale nuit a formé sur les plages
Ou dans les champs flétris. Montre aux faibles mortels la nature inquiète S'agiter dans ses flancs que brisa la tempête ; Mugir et murmurer le nom d'un grand prophète
Des malheurs et des cris.
Source : Gallica

Hippolyte Puech Un incendie, un désastre. La Mort du duc d'Orléans… (1843)

Mais les convives restent muets, glacés, pâles comme des spectres, la terreur les poursuit , leur poitrine est haletante, et l'ivresse et la peur en font autant de momies qui, clouées à leur place, n'attendent qu'un signal du maître pour se relever de leur stupeur.
Le tableau de mort disparaît, l'immense foule se disperse, la guillotine croule et l'orgie recommence sa joie folle et turbulente, les coupes se remplissent, se vident, se remplissent encore , tout redevient bruyant et animé , et Robespierre s'endort dans les bras de l'ivresse !
Source : Gallica

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