Victor Hugo,
Les Années funestes
“ Pas un moment du jour, ô César, ô neveu, Qui pour toi, comme un flot qui sur des fleurs s’épanche, Ne soit gloire, bonheur, splendeur. Le soir, revanche. L’ombre n’est pas à toi. Dormir, c’est être pris. Une main, qui saisit par l’aile les esprits, S’ouvre, et lâche le songe où luit la catastrophe ; Le vrai surgit ; tu fais d’affreux rêves. Ma strophe La nuit devient ta femme, et, spectre, dans tes draps Se couche, et tu l’entends dire : — Tu ne seras Pas même lampion ; toi qui prends des airs d’astre ! — Ton destin t’apparaît. Tu te vois, ô désastre ! Ô deuil ! ”
