Camille Le Senne,
Rimes tragiques
(1915)
“ Et là-bas, au pays où l'aurore se lève, Derrière nos héros qui s'avancent sans trêve En rapprochant le mur d'acier, Dans tes champs défleuris, noble terre d'Alsace, Où, sa faulx à la main, la Mort passe et repasse Comme un formidable coursier. Dans les villes en deuil, dans les cités muettes, Au coeur des villages que guette La haine de l'envahisseur, Dans les chalets blottis au penchant des clairières, S'éveillent à la nuit de petites lumières Et ce sont les flammes des coeurs. ”
