Fernand Bérard, Visions de guerre : poèmes couronnés par la Société havraise d'études diverses… (1921)
“ Le Monde a tressailli d'une sainte allégresse : L'Angelus de la Paix, le divin Angélus, S'élance dans les airs, et, doucement, caresse Les brises du matin., Te Deum, laudamus !. Depuis quatre ans, la Mort planait sur les décombres, Et de hideux corbeaux tournoyaient dans les ombres D'un sinistre charnier. Chaque jour, le soleil, Tragique, se levait à l'horizon vermeil, Non plus pour éclairer les paisibles campagnes, Le feuillage des bois, la neige des montagnes, Mais des champs de bataille, où les cris déchirants Des blessés se mêlaient aux râles des mourants. ”
