Louis Philippe Côté, La Terre ancestrale
“ Les « carrioles », à toute allure, arrivaient du sud, de l’est, de l’ouest, dans une sonnaille de clochettes et de grelots. « Drin drin », tremblotaient les menues sonnettes agitées par les petits chevaux au trottinement nerveux ; « gloum, gloum », les clochettes carillon balancées sur la sellette des grands chevaux de carrosse ambiant en cadence ; « gueling, gueling », la clarine pendue au collier des lourdes poulinières à la marche paresseuse. Et du haut du clocher, l’airain sonore, à toute volée, lançait dans l’espace, aux quatre coins de la paroisse, le joyeux carillon de l’Alleluia. ”
