Pierre Corrard

Pierre Corrard

Résumé

Portrait de Pierre Corrard Pierre Corrard Les Opalines

Ces amants de la Vie aux ardeurs excessives,
Et dont l’unique soin
Est que leur œuvre au moins,
Lorsqu’ils seront morts, vive !
bien, moi, je vous dis, ô rieurs imprudents,
Que ce désir ardent
Est le frémissement d’une âme peu frivole,
Qu’il est beau de vouloir,
Pour éclairer au soir
Sa couche, une auréole.
Je vous dis qu’il est beau d’aimer le jour qui luit,
D’avoir peur de la nuit,
De vouloir enfin que son nom, quand la mort tombe,
S’échappant aussitôt,
Soit l’immortel oiseau
Chantant sur une tombe.
Oh ! vivre, vivre encor et ne pas mourir tout !
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Portrait de Pierre Corrard Pierre Corrard Les Opalines

J’écoute patiemment Lariane qui me les apprend, avec cette délicatesse qu’ont les doigts de la femme à toucher une plaie.
Et tandis qu’elle parle, j’encense tout au fond de mon âme mon Égoïsme et mon Orgueil, mes deux divinités, grâce auxquelles je porterai l’épreuve, et d’autres encore, et toutes celles possibles.
XXV Ma douleur est un temple où je suis en paix.
La Douleur est un présent magnifique de la destinée : elle exalte l’Égoïsme, et développe la Sensibilité.
La Nature devient comme un écho de votre âme, ou mieux comme un miroir.
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Portrait de Pierre Corrard Pierre Corrard Les Opalines

VI Parmi la lumière blonde de la matinée glorieuse, Lariane répand sa joie. Elle dit des choses qu’elle n’a point apprises, et je la comprends aujourd’hui mieux que jamais. Elle est l’être le plus individualiste que j’aie rencontré. Sa personnalité n’est accrue d’aucun élément étranger : elle n’assimile rien de ce qui ne lui est pas convenable, et ainsi elle demeure elle-même. Ce qui la protège des acquisitions néfastes, sous lesquelles l’originalité s’engloutit, c’est son extrême sensibilité.
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