Charles Delon

Résumé

Charles Delon Les peuples de la terre (1890)

LES BRETONS
Il y a deux Bretagnes : la Haute-Bretagne ou Bretagne française, la BasseBretagne ou Bretagne bretonnante. C'est pourtant d'un bout à l'autre le même pays; même sol, même climat, même race celtique: mais la première s'est profondément francisée, la seconde, isolée dans sa presqu'île, garde encore, avec sa vieille langue gaélique, son costume ancien, ses mœurs et son caractère, du moins dans les campagnes : « pays devenu tout étranger au nôtre, dit si bien Michelet, justement parce qu'il est resté trop fidèle à notre état primitif : peu français, tant il est gaulois. ».
Source : Gallica

Charles Delon Les peuples de la terre (1890)

Le beau pays d'Algérie, comme la Tunisie qui n'en est que le prolongement, bande de terrain montagneux, verdoyant, fertile, entre la côte et le désert, avec sa mer, qui est la Méditerranée, avec son climat, avec ses arbres, ses plantes, ses fleurs qui sont les nôtres, avec ses blés, ses vignes, ses figuiers, ses cultures, avec ses villes neuves bâties à la façon européenne, rappelle bien mieux l'Europe et surtout notre Midi, les côtes de l'Italie ou plutôt de l'Espagne, que la noire et massive Afrique.
Source : Gallica

Charles Delon Les peuples de la terre (1890)

Tout ce que je veux dire, c'est que la gentille ménagère parisienne,
femme de petit employé ou de modeste commerçant, si simple chez elle et si proprette en son intérieur, ingénieusement économe, a un art inné, instinctif, inimitable, pour s'habiller avec rien, chiffonner elle-même une étoffe, un ruban, un je ne sais quoi, avec je ne sais quelle fantaisie élégante qui la font parée à peu de frais. — Une conséquence de ceci, c'est que, toutes les villes s'efforçant d'imiter Paris dans les usages et le costume, la diversité provinciale de plus en plus disparaît sous une ennuyeuse uniformité.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature