Résumé

Camille Jeanne Monographie de Saint-Georges-d'Aunay… (1924)

« Parmi les jolis bourgs, parsemant le Bocage,
Il en est un qui dresse, au penchant d'un côteau,
Les toits de ses maisons, pittoresque assemblage Que dominait jadis, un opulent château.
Son église, au milieu d'un humble cimetière,
Protège le repos de ceux qui ne sont plus.
Les défunts sont ainsi, plus près de la prière Et sous les yeux des leurs, ils sont moins disparus ».
« Ce bourg là, c'est Saint-Georges, et malgré les années, Je m'en rappelle encor jusqu'au moindre sentier ;
C'est là que je naquis pour d'humbles destinées. Que j'appris à souffrir, que j'appris à prier ».
Source : Gallica

Camille Jeanne Monographie de Saint-Georges-d'Aunay… (1924)

Au cours de la messe solennelle, la grande porte s'ouvre à deux battants, la procession se forme et se dirige vers le cimetière pour y adorer la croix. Le pieux cortège, à la gracieuse cadence des « tinterelles », s'est ébranlé. Tout-à-coup, les yeux se fixent, anxieux, sur le coq de l'église et s'assurent de la direction des vents. Les visages empreints de gravité, il y a un instant, sont radieux et l'on chuchote à voix basse. Quelle en est la raison ? Elle est simple et elle s'explique ainsi : le vent est de
la mer, c'est-à-dire du nord.
Source : Gallica

Camille Jeanne Monographie de Saint-Georges-d'Aunay… (1924)

C'était la révolution, la révolution maudite qui était à nos portes et qui durait toujours. Les Parisiens avaient, à ce qu'on disait, coupé la tête à leur Roi, un brave homme qui ne voulait que du bien à tous ses sujets, et pour ce fait horrible, le bon Dieu punissait tous les Français. Ma mère avait douze ans à l'époque, et tous les jours, de grand matin, elle se rendait à l'église pour se préparer à la première communion. Un jour, en plein hiver, elle vint au bourg avec ses petites compagnes à l'heure où M. le Curé disait habituellement sa messe.
Source : Gallica

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