Albert Grosse-Duperon

Résumé

Albert Grosse-Duperon L'église de Notre-Dame de Mayenne… (1911-1912)

Est-il étonnant, lorsque l'on connaît la situation précaire de beaucoup de prêtres, de voir les habitués nécessiteux de Notre-Dame de Mayenne se coaliser pour détacher quelques miettes du casuel de l'église. Ils luttent pour la vie, envient les prêtres de l'ordinaire, qui assurent l'exercice régulier du culte et auxquels une préférence légitime est pourtant réservée, et s'en prennent aussi au curé dont ils suspectent l'impartialité et même la loyauté dans le maniement et la répartition des fonds affectés aux services religieux.
Source : Gallica

Albert Grosse-Duperon L'église de Notre-Dame de Mayenne… (1911-1912)

Quentin s'était rendu à l'église de Notre-Dame et avait tenu en chaire les propos suivants : « Regardez vos idoles ; vos prêtres assermentés ne valent pas mieux que les prêtres réfractaires. Si le peuple de Mayenne taisait bien, il ne souffrirait aucun prêtre constitutionnel. Ce sont eux qui empêchent les grains d'arriver ; ils subornent le peuple. Ce sont de sacrés gueux. Les prêtres sont des charlatans ou des fanatiques. Ceux qui font le signe de la croix se coupent eux-mêmes le cou ».
Source : Gallica

Albert Grosse-Duperon L'église de Notre-Dame de Mayenne… (1911-1912)

Ce sont les termes d'une requête que Jean Broust, prêtre, promoteur de l'Officialité du Mans, présenta en 1684, au Chapitre de la cathédrale. La crainte que du Bois-Motté inspirait à Mayenne, détournait de lui la majeure partie de la population, qui ne voulait pas l'avoir pour confesseur et s'adressait aux Capucins. Il en conçut contre eux une véritable haine : celle-ci se manifesta tantôt ouvertement, tantôt sournoisement, et tous les moyens furent employés par lui pour faire naître des scrupules dans l'âme des personnes qui se confessaient au couvent.
Source : Gallica

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