Charles-Philippe de Chennevières-Pointel

Charles-Philippe de Chennevières-Pointel

Résumé

Portrait de Charles-Philippe de Chennevières-Pointel Charles-Philippe de Chennevières-Pointel Les campagnes d'un paysagiste (1891)

Le jour où un peintre croirait savoir faire les ciels, les arbres, les murailles, l'herbe, etc., il choirait à jamais de l'art dans le métier.
Oui, le mot de Daubigny signifiait tout cela. Il contenait en réalité l'esthétique du paysage moderne. Il m'avait apporté toute une révélation. Il m'ouvrait la bonne voie. Si je n'y ai pas marché à pas de géant, c'est ma faute. Il fallait oser; il fallait aborder crânement une grande toile au-dessus de mes forces. Il m'a manqué l'audace et sans
doute aussi le grain de folie sans lequel un artiste ne décroche jamais les étoiles.
Source : Gallica

Portrait de Charles-Philippe de Chennevières-Pointel Charles-Philippe de Chennevières-Pointel Les campagnes d'un paysagiste (1891)

A Mont-Saint-Père, c'est Léon Lhermitte que je n'appellerai pas « le Peintre de la vie rustique » de peur de le diminuer, car ses travaux pour la Sorbonne : « Claude Bernard » et « Sainfe-Claire-Deville », ont prouvé que son talent est d'assez large envergure pour ne pas s'enfermer, dans la spécialité que ses succès lui ont faite. Il a l'amour de son village natal et se plaît à peindre les travailleurs de la terre tels qu'il les a sous les yeux, en ajoutant à leur beauté propre ce tour et cette beauté supérieurs qu'on appelle le style.
Source : Gallica

Portrait de Charles-Philippe de Chennevières-Pointel Charles-Philippe de Chennevières-Pointel Les campagnes d'un paysagiste (1891)

Les artistes à tempérament délicat ne seraient plus obligés de courir à de douloureux échecs en s'imposant des tâches qui les écrasent, et l'on verrait primer, à côté de l'œuvre de longue haleine, le caprice léger enlevé d'un pinceau alerte et vibrant.
La natuie morte, comme le paysage d'ailleurs, ne saurait développer démesurément son cadre sans perdre ce caractère d'intimité qui fait son charme. Le sentiment de l'artiste se refroidit à ces longs remplissages. C'est comme une essence précieuse qui perd par la dilution sa saveur et sa couleur
Source : Gallica

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