Résumé

Corot : 54 gravures et portraits (1911)

M. Corot est plus poète que topographe; mais cette question d'exactitude locale, question secondaire d'ailleurs, ne l'a jamais beaucoup troublé dans son œuvre, il s'est au contraire préoccupé toujours de la justesse de l'effet, de la notation rigoureuse des saisons et des heures. Il marque avec une précision exquise le moment où s'accomplit son drame; il sait mieux que personne les changements que le jour, en sa marche insensible, apporte à la forme et à la longueur des ombres, à la transparence des demi-teintes, à la coloration des choses.
Source : Gallica

Corot : 54 gravures et portraits (1911)

Il était paysagiste avant même d'avoir touché un pinceau. Les impressions les plus profondes qu'il eût encore subies il les devait au spectacle de la nature. A Rouen, il avait en pour correspondant un vieil ami de son père, M. Sennegon homme d'un caractère sombre et qui aimait les promenades solitaires, à la brume, dans les chemins écartés qui se croisaient autour de la ville : avec lui, Camille avait appris à sentir Il
Poésie des soirs, lorsque le crépuscule allongeait l'ombre des arbres au fond des prairies embrumées ou que frissonnait l'eau du fleuve, sous la traînée des rayons lunaires.
Source : Gallica

Corot : 54 gravures et portraits (1911)

La jeune fille est vêtue d'une ample robe bleue, à manches larges et tombantes, à collerette blanche et tour de cou sombre; elle est assise, les mains jointes, le regard rêveur ; le visage est d'un ovale exquis, la peau délicatement colorée, les yeux larges et noirs; le front petit bombe sous les cheveux plats que sur- montent les coques de la coiffure à la mode. Un manteau rouge jette une jolie note de couleur sur le ciel sombre que le peintre
a donné pour fond à son œuvre, une œuvre qu'on aime à croire inspirée par les plus tendres sentiments.
Source : Gallica

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